Lundi 5 mai 2008
J'en suis donc là ? Etrange tout de même...
Est-ce qu'il pense à moi ?
Se souvient-il du jour de mon anniversaire ? A-t-il eu envie de m'envoyer une carte, une lettre pour mes 18 ans, mes 25 ans ? N'a-t-il tout simplement pas osé ? Ou a-t-il juste oublié ? L'esprit humain a une facilité déconcertante à oublier certaines choses.
Est-ce que parfois, quand il croise une fille qui s'appelle Julie, son coeur se serre ? Le pire, c'est que je sais que non.
Je lui en veux.. Je le hais, du plus profond de mon être ! Parce qu'il m'a laissé partir. Parce qu'il a laissé ma mère décidé pour lui qu'il n'était pas capable de m'élever. Parce qu'il ne s'est pas battu, ni pour sa fille, ni pour la femme qu'il aimait, et qu'il a laissé le autres le faire à sa place, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus personne pour lui rappeler.
Parce qu'il a tourné la page et qu'il s'est construit une nouvelle famille.
Je le hais pour tout ça.
Il n'est pas mon père ! Il a perdu ce titre à l'instant même où il a détourné les yeux pour ne pas voir qu'on m'emenait loin de lui.
Je le hais pour tout ça, parce que je ne peux pas le haïr de simplement m'avoir abandonnée. La faiblesse est plus facilement pardonnable que l'indifférence.
Et pourtant..
Que réponds-tu quand on te demande le nombre d'enfants que tu as ? Tu n'hésites jamais ?
Est-ce qu'elle sait que j'existe ? Est-ce qu'elle sait qu'elle a une soeur qui pense à elle ?
J'aurai voulu croire que tu avais cessé de vivre. C'était simple. Un élèment de ma vie, un détail, celui qui a aimé ma mère, suffisamment pour lui faire un enfant, et c'est tout. Un chapitre dans ma vie, ou à peine, juste quelques lignes dans mon autobiographie. Pas utile d'en dire plus...
Mais non. Parce que, que je le veuille ou non, tu es mon père.
Bien que je ne sois pas sûr que ce soit important en réalité.
Etrange sentiment. Pas un dilemme, même pas ! Juste une abération. Je n'ai pas besoin de toi, pourtant le vide que tu laisses en moi me fait mal ! Tu te rends compte ? Même maintenant, en l'écrivant, ça me fait sourire tellement c'est absurde pour moi d'avoir un telle pensée !
Peut-être trop longtemps que je cache tout ça, et que je l'enfouis pour ne pas y penser.
Je ne sais pas.
Je sais juste que parfois, je tape ton nom sur Google. Et quand je le vois apparaître sur une pétition, ou sur un site d'une école, d'un ressemblement de chevaux camarguais (lol), j'ai le coeur gros.
Ce soir j'ai le coeur gros.
Ce soir tu me manques.
Presque 20 ans que je ne l'ai pas vu, et ce soir, mon père me manque.
Demain, je ne penserai plus à toi. Ne t'en fais pas. Ce genre de sentiments, chez moi, sont passagers. Ou du moins, je sais très bien les dissimuler, jusqu'à les faire disparaître.
Est-ce qu'il pense à moi ?
Se souvient-il du jour de mon anniversaire ? A-t-il eu envie de m'envoyer une carte, une lettre pour mes 18 ans, mes 25 ans ? N'a-t-il tout simplement pas osé ? Ou a-t-il juste oublié ? L'esprit humain a une facilité déconcertante à oublier certaines choses.
Est-ce que parfois, quand il croise une fille qui s'appelle Julie, son coeur se serre ? Le pire, c'est que je sais que non.
Je lui en veux.. Je le hais, du plus profond de mon être ! Parce qu'il m'a laissé partir. Parce qu'il a laissé ma mère décidé pour lui qu'il n'était pas capable de m'élever. Parce qu'il ne s'est pas battu, ni pour sa fille, ni pour la femme qu'il aimait, et qu'il a laissé le autres le faire à sa place, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus personne pour lui rappeler.
Parce qu'il a tourné la page et qu'il s'est construit une nouvelle famille.
Je le hais pour tout ça.
Il n'est pas mon père ! Il a perdu ce titre à l'instant même où il a détourné les yeux pour ne pas voir qu'on m'emenait loin de lui.
Je le hais pour tout ça, parce que je ne peux pas le haïr de simplement m'avoir abandonnée. La faiblesse est plus facilement pardonnable que l'indifférence.
Et pourtant..
Que réponds-tu quand on te demande le nombre d'enfants que tu as ? Tu n'hésites jamais ?
Est-ce qu'elle sait que j'existe ? Est-ce qu'elle sait qu'elle a une soeur qui pense à elle ?
J'aurai voulu croire que tu avais cessé de vivre. C'était simple. Un élèment de ma vie, un détail, celui qui a aimé ma mère, suffisamment pour lui faire un enfant, et c'est tout. Un chapitre dans ma vie, ou à peine, juste quelques lignes dans mon autobiographie. Pas utile d'en dire plus...
Mais non. Parce que, que je le veuille ou non, tu es mon père.
Bien que je ne sois pas sûr que ce soit important en réalité.
Etrange sentiment. Pas un dilemme, même pas ! Juste une abération. Je n'ai pas besoin de toi, pourtant le vide que tu laisses en moi me fait mal ! Tu te rends compte ? Même maintenant, en l'écrivant, ça me fait sourire tellement c'est absurde pour moi d'avoir un telle pensée !
Peut-être trop longtemps que je cache tout ça, et que je l'enfouis pour ne pas y penser.
Je ne sais pas.
Je sais juste que parfois, je tape ton nom sur Google. Et quand je le vois apparaître sur une pétition, ou sur un site d'une école, d'un ressemblement de chevaux camarguais (lol), j'ai le coeur gros.
Ce soir j'ai le coeur gros.
Ce soir tu me manques.
Presque 20 ans que je ne l'ai pas vu, et ce soir, mon père me manque.
Demain, je ne penserai plus à toi. Ne t'en fais pas. Ce genre de sentiments, chez moi, sont passagers. Ou du moins, je sais très bien les dissimuler, jusqu'à les faire disparaître.
Il est possible de trouver sur ce blog des images ou des textes ayant un rapport avec les manga Yaoi (manga
relatant une histoire amoureuse entre hommes) et qui peuvent choquer les plus jeunes ou les plus sensibles.






