Bon voilà.
Je savais que ça n'allait pas durer, mais quand c'est là, je ne réalise pas vraiment.
Mes 'tites pilules m'ont aidé pas mal cette fois, et le boulot aidant, ça s'est plutôt bien passé. Je pensais même que c'était ok, et que tout irait bien, que c'était terminé.
Mais là ça revient.
Repas de noël foireux, où je me suis isolée des autres. Personne ne l'a remarqué.
Sur le forum, je suis super moins patiente. Une reflexion un peu douteuse et je prends la mouche.
Crise de larmes hier soir pour un mot dit dans une conversation.
Et tout à l'heure, en rentrant, je me suis disputée avec mon père parce que je me suis énervée contre un chat qui venait de faire tomber une petite statuette à laquelle je tenais beaucoup.
Je suis cyclique. Je le suis pour tout, tout le temps et depuis toujours.
Et je sais comment je fonctionne.
Ma période petits bonheurs simples et faciles est finie.
J'ai qu'une envie, c'est me mater un QAF, fanstasmer sur Brian et Justin sous la douche, et me marrer devant les conneries de Brian.
Il faudrait que j'en parle à mon médecin. Mais comment lui expliquer ce qui se passe dans ma tête pendant ces périodes de changement.
Me croirait-il ?
"Docteur, j'ai un problème..."
Mdr.
Peut-on vraiment croire ce que je raconte ?
Peut-on croire que je sens véritablement l'envie et la joie me quitter, pour laisser place à de la colère contre tout et tout le monde ?
Je sais que dans deux ou trois jours, je serai tellement déprimée que je ne pourrais pas me coucher sans pleurer. Mais si je le dis, on me prend pour une folle qui joue les intéressantes.
Je ne vois pas ce qu'il y a d'intéressant à jouer les folles dépressives.
Je sais que ça me bouffe de l'intérieur. Mais je sais aussi qu'on ne peut pas m'aider. Je suis la seule à pouvoir le faire, n'est-ce pas ?
On se demande vraiment ce que j'attends...
Phase descendante, bientôt le creux de la vague.
Le point positif dans tout ça, c'est que je sais que ça ne va pas durer... C'est un cycle.