Vendredi 14 décembre 2007
J'ai promis que je te croirai . Je l'ai promis et je veux te croire, parce que douter maintenant voudrait dire douter de tout. Et j'ai pas envie de me poser encore et toujours
les mêmes questions à ton sujet.
J'ai envie de croire que cette fois, tu m'as dit la vérité, aussi nette et dure soit-elle à entendre et surtout à avouer.
Mais cette lettre, je ne la comprends pas.
Elle est arrivée au mauvais moment.
J'ai demandé conseil à mon père et à des gens beaucoup plus compétents que moi dans ce domaine. Mon père n'a pas vraiment cru à cette histoire, et je lui ai répondu que tu disais la vérité. Je lui
ai dit que tu n'avais pas de raisons de me raconter un mensonge aussi grave, et surtout, je lui ai dis : "Si demain, elle est encore là, je saurai que c'est vrai."
Seulement, tu n'étais pas là.
Mais je te crois toujours, parce que je veux pouvoir avoir confiance en toi !
Pourquoi fuir dans ce cas ?
Me dire tout ça était très dur, j'en suis persuadée. Tu m'as demandé de l'aide, et je veux te l'apporter !
Je ne te juge pas, ni toi ni ta famille.
Je veux juste t'aider.
Que dois-je faire aujourd'hui.
Fuir est un luxe que je ne peux pas me payer. Tu m'as confié ton secret et tu es parti, me laissant avec cette bombe. Et je ne sais pas quoi faire.
Tu dis être désolée, mais ça ne change rien !
Si je crois en toi, alors je dois prévenir quelqu'un. Parce qu'aujourd'hui déjà, cette histoire me travaille. Je sais que dans 1 an, dans 5 ou 10 ans, j'y penserai encore, et je ne cesserai de me
demander ce qui s'est passé pour toi, pour tes soeurs... et de ce qui se serait passé si j'avais brisé ce foutu silence.
Mais si tu mens, alors je vais briser une famille. Ta famille. Tes fréres et soeurs. Tes parents.
Quelque chose me dit que tu passeras sur le net, même si tu dis l'avoir coupé. Et tu viendras surement ici...
Si tu lis ça, je te demande de me contacter.
Ne me laisse pas avec ce doute...
Tout le monde me dit que je dois parler.
Je ne te jugerai pas, dans tout les cas. Je ne l'ai jamais fait.
Je crois pas que tu m'aies menti. J'en ai le sentiment. Et dans ce cas, c'est à toi d'agir.
Je serai là avec toi.
Mais ne garde pas le silence. Parce que moi je ne le pourrais pas.
Par Gardener à 23h35
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Publié dans : Pensées et conneries du genre
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